Ge Prosopis juliflora, dit « pié zépinar », est originaire d’Amérique du Sud. Il mesure 15 mètres de hauteur et 1,5 mètre de circonférence, ce qui est exceptionnel pour cette espèce, qui est plus un arbuste au sens botanique que véritablement un arbre. Cette essence a été introduite à La Réunion au début du XXe siècle pour le reboisement des sols pauvres et l’alimentation du bétail. Afin d’améliorer le cadre de vie des habitants et de faire baisser la température, la commune du Port a développé depuis les années 1970 une politique de végétalisation de son territoire. La zone désolée où était situé l’arbre s’est transformée au fil des années en une cité verte, grâce à une pépinière, un parc boisé, un cimetière paysager et à des milliers d’arbres plantés par les habitants. Le Port peut aujourd’hui se targuer d’avoir le centre-ville le plus vert de toute La Réunion : la cité dispose de plus de 1 600 000 mètres carrés d’espaces verts, soit plus de 40 mètres carrés en moyenne d’espaces verts urbains par habitant. Le pié zépinar n’est plus seul !
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La réserve naturelle de la Roche Écrite a été créée en 1999 afin de sauvegarder une flore unique au monde, mais aussi, et surtout, de protéger les derniers couples de tuit-tuit, un passereau endémique qui risque l’extinction – sa population ne compte plus que 25 à 30 couples, tous localisés dans la réserve.
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Géographiquement, le chêne pubescent est situé à l’entrée du village de Grambois. Mais sentimentalement, il est au cœur de la vie des habitants de ce village ensoleillé du Luberon. Connu et respecté depuis des générations, il est nommé « le seigneur du village ». C’est dire. Au milieu du XXe siècle, les habitants utilisaient les bancaus (« les banquettes ») en amont de l’arbre pour jouer aux boules. Puis dans les années 1950-1960, le terrain a été aménagé et utilisé pour la pétanque. Entre deux parties, on vient se délecter de son ombre. Les villageois s’y retrouvent aussi pour toutes les fêtes de village et les grands événements, tandis que les enfants des écoles chantent des chansons sous son feuillage en fin d’année. On nous dit aussi que la Comédie-Française y a donné des représentations. Il y a également les élèves apprentis arboristes du centre forestier de La Bastide-des-Jourdans, une commune voisine, qui viennent étudier la biologie de l’arbre. Un arbre heureux qui ne manque pas de compagnie !
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Le Mourre Nègre est le point culminant du massif du Luberon. Il s’élève à 1 125 mètres d’altitude. Son sommet arrondi, qui offre un superbe panorama, est formé d’espaces ouverts façonnés au fil des siècles par le pastoralisme. On y observe des pelouses steppiques, sous influence à la fois méditerranéenne et montagnarde, qui sont d’un grand intérêt écologique.
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Dans les années 1970, le tracé prévu de l’autoroute A 26 suscite l’émoi des habitants du petit village de Zutkerque : il passe exactement sur le gros chêne situé à l’extrémité du bois de la Drueze et cet arbre est depuis toujours le lieu de rassemblement de tous les enfants du village. La mobilisation s’organise et aboutit à une légère déviation du tracé : le chêne est rendu à sa commune dans les délaissés de l’autoroute. L’arbre est préservé, mais désormais séparé de son village par un ruban de bruit et de fureur qui le frôle à quelques dizaines de mètres . Les enfants ne viendront plus. Éliane Clément et Jean-Marie Fabre, qui m’accompagnent et représentent la municipalité, espèrent bien lui redonner un peu d’attention. En créant des événements ou en traçant des sentiers de randonnée non loin de lui, ils veulent lui rendre la place et la notoriété qu’il mérite. Le goudron contre l’arbre, c’est une sorte de fable moderne tragique. Le plus fort à la longue sera-t-il forcément celui que l’on croit ?
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La réserve naturelle nationale du Platier d’Oye est sans conteste l’un des joyaux ornithologiques du département du Pas-de-Calais, avec 230 espèces d’oiseaux observées, dont 85 d’intérêt patrimonial. En toute saison, limicoles, laridés et anatidés notamment y sont présents en grand nombre.
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On arrive à ce robuste chêne par une petite route qui chemine à travers la campagne bretonne. Il apparaît à l’orée d’un hameau, campé dans un virage, solidement ancré dans le sol, avec son tronc noueux de 7,5 mètres de circonférence. La silhouette est trapue, une certaine puissance transpire de cet arbre tandis que le soleil couchant en dessine parfaitement la silhouette. Les dimensions de cet ancien arbre d’émonde, le culte dont il fait l’objet et son grand âge rendent ce chêne remarquable. La présence d’une source en contrebas et celle d’une Vierge à l’intérieur du tronc témoignent probablement d’une sacralité liée à l’arbre et à l’eau. Une apparition de la Vierge serait-elle alors à l’origine d’une croyance autour de ce chêne ? C’est probable, mais cela reste une hypothèse sur laquelle l’histoire locale ne donne pas d’informations. Le mystère demeure.
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Le patrimoine en chênes séculaires de la Bretagne, et des Côtes-d’Armor en particulier, est important. Non loin de ce chêne, il est possible d’en admirer d’autres, tout aussi remarquables : le chêne de La Ville Bayeux à Hénanbihen, celui de Notre-Dame-du-Chêne à Dolo, le chêne de l’An Mil à Sévignac, celui de Saint-Jacut-du-Méné…
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Ils sont huit. Huit platanes centenaires qui composent ce que l’on devine être une ancienne allée. Le plus gros, dont l’âge est estimé à 350 ans, en impose par sa force et son port gracieux. Il est pratiquement situé au centre. Il magnétise le regard et l’on jurerait que les différentes perspectives n’ont été envisagées que pour lui rendre hommage. À quelques mètres, un étang dans lequel il doit plonger profondément ses racines. Des martins-pêcheurs s’y livrent à des courses effrénées, tandis que des bernaches vadrouillent le long des berges. Le tout compose un paysage romantique. « Il y a eu plusieurs mariages ici », me confient les propriétaires. Originaires du nord de la France, ils n’ont pu résister à l’attrait de cette enclave boisée et reposante, entourée d’un paysage marqué par la vigne. Cette zone fut pendant longtemps un parc ouvert à tous, le parc Favier.
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La rivière Yonne, toute proche, est une zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF), qui revêt une importance régionale pour ses habitats alluviaux (forêts, prairies, plans et cours d’eau), ses milieux secs (rochers, pelouses, bois de pente)et les espèces de faune et flore qui en dépendent.
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La chaleur est caniculaire. Laëtitia Bernard et son compagnon, du parc naturel régional de la Forêt d’Orient, me guident dans un bosquet entre deux pâtures, où les charolaises se sont repliées à la recherche d’un peu de fraîcheur. Les feuilles craquent sous nos pas, tout est sec, à part nos fronts qui dégoulinent. Nous arrivons près d’un chêne un peu caché, qui semble lui aussi souffrir. Une grosse charpentière cassée gît sur un vigoureux lit de ronces, nous empêchant d’approcher. Il faut l’aide d’une machette pour dégager un peu les lieux. L’arbre prend alors une dimension nouvelle : sans doute plus de six mètres de circonférence, probablement plus de deux ou trois siècles d’âge… Il a connu préalablement des jours meilleurs, comme en témoigne une ancienne barrière de bois, dissimulée sous les épines, qui évitait qu’on vienne piétiner son pourtour… Un beau chantier s’annonce, car il convient de lui redonner un peu de faste. C’est l’espoir du parc naturel, qui a entrepris la remise à jour de l’inventaire des arbres remarquables sur son territoire.
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Les lacs de la forêt d’Orient forment un vaste ensemble de 5 000 hectares d’étendues d’eau et constituent un complexe d’un intérêt ornithologique remarquable. Le plus grand, le lac d’Orient, avec ses 2 300 hectares, abrite une réserve naturelle munie d’un observatoire : vous aurez peut-être le privilège d’y observer le pygargue à queue blanche.
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La particularité de cet arbre saute aux yeux quand on tombe littéralement sur lui, à la croisée de plusieurs petits chemins forestiers : outre son port élancé d’arbre de forêt qui est allé chercher haut la lumière, c’est la présence de six troncs qui surprend. Il se dit pourtant que ce chêne rouvre est né d’un unique gland. Selon la légende, ce serait même François Ier qui l’aurait laissé échapper de sa main lors d’une promenade. Si nos calculs sont bons, cela signifie que ce bel arbre peut afficher au bas mot 500 ans… C’est très largement probable. Car l’histoire locale nous apprend que Jacques de Lescornay, avocat du roi, y fait allusion dans ses Mémoires de la ville de Dourdan, en 1624. Elle nous apprend aussi que la petite cuvette qui s’est formée à la base des six troncs se remplit d’une eau réputée bénite, qui a attiré pendant des années des milliers de pèlerins en procession. Aujourd’hui, avec les périodes caniculaires que nous connaissons régulièrement, il n’y a pas d’eau. Mais l’arbre conserve une indéniable prestance.
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À la fin du XVIe siècle, pour célébrer la paix retrouvée dans le royaume de France et de Navarre, le duc de Sully, surintendant des finances du roi Henri IV, demanda que l’on plante des arbres le long des routes royales, des voies de navigation, ou auprès des églises. C’est ainsi que naquit le tilleul de Douvaine, qui aurait donc aujourd’hui environ 400 ans. Au début du XXe siècle, sous l’effet de la foudre, le tronc du tilleul de Douvaine se sépara en trois parties. Loin de dépérir, l’arbre a continué à pousser dans toutes les directions, en bouquets, comme un feu d’artifice, comme une forêt miniature. Cette curiosité naturelle valait bien un classement : ce fut chose faite en décembre 1925, par décret, lorsque le tilleul de Douvaine devint le sixième arbre remarquable et le cinquième tilleul protégé du département de la Haute-Savoie.
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Les marais de Chilly et de Marival forment un ensemble marécageux remarquable pour le département de Haute-Savoie. Le site présente de nombreuses prairies humides renfermant une diversité écologique exceptionnelle, avec plusieurs plantes remarquables, comme l’œnanthe fistuleuse, la petite scutellaire ou encore la laîche de Buxbaum.
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C’est une histoire qui pourrait paraître classique : celle d’un arbre qui contribue grandement à l’achat d’une maison. Le poirier de Paulmy fait partie de ces arbres sans grandiloquence, de ces arbres qui ne font pas de bruit, paisiblement blottis dans un jardin. Ces arbres tissent un fil entre les différentes familles – qu’elles se connaissent ou non, qu’elles soient liées ou non – qui ont habité la même maison. Ces arbres sont des sentinelles, des présences ligneuses muettes, mais importantes. Jean-Noël Chaize, le propriétaire actuel, l’avoue bien volontiers, le poirier a fortement participé à le convaincre lors de l’achat de la maison. Il insiste sur l’importance de planter et de conserver les arbres, car, il le regrette, « de nos jours, nous n’avons plus la patience d’attendre et nous ne pensons pas assez aux générations futures : ne plantons pas pour nous, mais pour nos successeurs, de notre famille ou non ». Le poirier, avec ses branches tortueuses et entrelacées, est, de son aveu même, très fleuri au printemps et donne de nombreux fruits. Il sait sans doute combien on l’aime ici.
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La forêt domaniale de Loches (3 600 hectares) est composée essentiellement de chênes rouvres. Son relief est peu marqué, mais elle présente tout de même plusieurs vallons qui contribuent à sa biodiversité. Elle abrite ainsi de nombreuses espèces protégées, notamment chez les insectes, avec la rosalie des Alpes, le grand capricorne et le pique-prune.
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Le concours de L’Arbre de l’année n’est pas un concours de miss ou de mister, mais au petit jeu de l’esthétique pure, il faut bien l’admettre, le chêne de Tombebœuf pourrait faire des ravages. Il a la silhouette parfaite et harmonieuse de l’arbre qui a grandi sans manquer d’eau, ni de soleil, ni d’espace, au beau milieu d’une prairie verte, avec la compagnie des vaches. Symétrique, doté d’un port majestueux, équilibré… Ces mots reviennent souvent dans la bouche de ses admirateurs. Ce chêne possède la forme idéale, celle de l’arbre que les enfants dessinent d’instinct. Si les vaches l’ont longtemps sculpté en mangeant les tiges et les feuilles accessibles, lui donnant au fil du temps l’aspect particulier d’un champignon, il dépose à présent ses branches au sol, sûr de sa force et de sa beauté. Roger Monchany, son propriétaire, né dans la ferme toute proche et qui a toujours vécu auprès du grand arbre, tire désormais un fil en périphérie pour le préserver des sabots et de la dent du bétail. Tout en bienveillance.
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Le lac de l’Escourou offre d’excellentes conditions d’observation des oiseaux en automne, lors de la migration. Les niveaux d’eau étant alors très bas. On pourra donc y observer nombre de limicoles (bécasseaux, chevaliers, barges, gravelots…), avec parfois quelques espèces rares, comme le bécasseau rousset et le chevalier stagnatile.
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