Deux tilleuls un jour se sont enlacés. Depuis 300 ans maintenant, ils ne forment plus qu’un. Beau symbole d’amour et de fidélité, au point qu’une comptine court toujours dans les rues de Lucheux : « Le jour du mariage – Il est un vieil usage – Il faut pour être bien mariés –
Sous l’arbre être tous deux passés – Qui le premier passera – Toujours le maître sera. »
Rattaché à
La carte des arbres de France
Pour certains, l’odeur des fleurs du tilleul est sacrée. Pour les historiens, les tilleuls étaient plantés sur ordre de Sully, sous Henri IV, pour favoriser les discussions entre sujets à la sortie de la messe. Pour d’autres, ils symbolisent l’amitié et la fête. Pour le maire de Brux, le teil de Sully est un peu tout cela à la fois. C’est pour cela qu’il l’aime !
Rattaché à
La carte des arbres de France
En retrait de l’effervescence de la côte, il est là, offrant sa beauté et son ombre de près de 4 mètres d’envergure à ceux qui cherchent la fraîcheur face au soleil d’azur. Le pin parasol du « château » du Beausset est à l’image des valeurs de la maison des Frères : généreux, bienveillant et rassemblant autour de lui tous ceux qui souhaitent partager un moment de paix et de repos.
Rattaché à
La carte des arbres de France
Ce tilleul âgé de plus de 6 siècles est un doyen ! Écrasé par le poids du temps, il a fallu toute l’habileté de quelques hommes, autour du maire de Réaumont, pour le soutenir, et l’étai qui supporte sa charpentière ressemble beaucoup à une belle canne.
Entouré de tous ces soins, il a encore de beaux jours devant lui. Bonne route, vieille branche !
Rattaché à
La carte des arbres de France
À Meaucé, tout le monde est fier de son « gros chêne », qui figure même sur le logo de cette commune située aux portes du Perche. À commencer par Claude Charles,
son maire. C’est lui, avec ses adjoints, qui a posé la candidature de ce « gros pépère » de 8,60 mètres de circonférence au concours de l’Arbre de l’année. Un chêne à la croisée
des chemins, témoin de l’histoire du village depuis 650 ans ! Le bon roi Henri IV, qui venait chasser dans la région, se reposait volontiers à son pied. Les habitants de Meaucé
l’appellent aussi « chêne de la Vierge » car, à une époque, une branche, en se cassant, fit apparaître une cavité en forme de grotte. Décidément, un bel emblème !
Meaucé
Rattaché à
La carte des arbres de France
Un cèdre, en Auvergne ? Des chênes, des hêtres, d’accord, mais un cèdre ? Eh bien si, car dans les parcs des châteaux auvergnats, on plantait jadis le plus majestueux des conifères.
Comme arbre d’ornement. Le château de la Tour de Dompierre-sur-Besbre n’y fit pas exception et le cèdre présenté ici par la famille Colcombet, propriétaire des lieux,
dresse son imposante silhouette non loin de la bâtisse depuis la fin du XVIIIe siècle ! Parisienne, la famille y passe tous ses étés depuis 1850. À l’ombre bienfaisante de ce deux fois
centenaire, dont le tronc s’est, curieusement, divisé en trois énormes branches maîtresses qui semblent tutoyer le ciel. En véritable seigneur des lieux.
Rattaché à
La carte des arbres de France
Voilà un arbre qui en a vu grandir, des enfants de la famille Bacou (rassemblée ci-contre, avec son doyen, 94 ans), propriétaire du coteau où le hêtre s’est hissé
à 25 mètres de hauteur voici quelques siècles ! Ses racines tentaculaires, telle une pieuvre autour de son imposant tronc, abritent leurs jeux depuis quatre générations.
Quelle petite fille n’a pas joué à la dînette dans une de ses niches ? Quel petit garçon ne s’est pas caché dans une de ses cavités ? Aujourd’hui encore, « l’aïeul » attire
toute la marmaille du village. Des aventures, il pourrait leur en conter. Comme ces torrents d’eau qui déchaussèrent ses racines lors d’un violent orage. C’était en 1875…
Rattaché à
La carte des arbres de France
Vous ne pouvez pas le louper : d’une dizaine de mètres d’envergure, il trône majestueusement devant le portail de la petite église du XIIe siècle, protégé par un muret de pierre.
Lui est contemporain d’Henri IV, planté là en 1598, suite à l’appel du surintendant des finances du royaume, Maximilien de Sully, pour commémorer la fin des guerres de religion.
D’où son nom de Teil de Sully. La municipalité de Brux (représentée ci-contre par Christian Morillon, adjoint au maire, et Pierre Guilbault, adjoint responsable des Affaires culturelles
de la commune) en est très fière. Et en prend grand soin. Pas d’horrible panneau ni de boîte postale intempestive pour venir gâcher la vue de cet ancien. Respect !
Rattaché à
La carte des arbres de France
Avec son large tronc verruqueux, ses racines semblables à des membres et son look hirsute, il semble tout droit sorti de la Vieille Forêt du Seigneur des Anneaux. « On distingue un visage,
avec deux yeux, un nez rond et une bouche esquissée », précise Isabelle Ducatillon, la propriétaire du château de Bourgon, magnifique bâtisse des XVe et XVIe siècles. C’est dans son parc quetrône le vieillard. Un châtaignier tricentenaire, autour duquel rôde le fantôme de la Dame blanche. Isabelle et son mari Alain (ci-contre) ont acheté château et forêt sur un coup de coeur.
Avec l’idée que culture et nature sont un patrimoine commun… qu’ils font partager à la manière hospitalière des gens du Nord, dont ils sont originaires. Alors, bienvenue chez les Ducatillon !
Rattaché à
La carte des arbres de France
Il était une fois un tout petit pommier perdu dans une immense forêt de feuillus : la forêt de Chaux et ses chênes sacrés, ses grandes hêtraies et charmaies, avec, en son sein, le village
de La Vieille-Loye. Un jour, les enfants de l’école, hauts comme trois de ses pommes, par l’entremise de leur bonne fée, l’institutrice Martine Auriol, font entrer le petit pommier au tronc
tortueux dans leur imaginaire. Et, laissant libre cours à leur imagination, ils inventent sa légende. Comme les grandes personnes, qui ont perdu leur âme d’enfant, ont parfois du mal
à comprendre les histoires des tout-petits, ces derniers fabriquent des marionnettes-arbres pour illustrer leur conte. Et recréer l’esprit facétieux de la forêt. Tels des lutins…
Rattaché à
La carte des arbres de France