Concours de L’Arbre de l’Année — Concours de L’Arbre de l’Année

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Tanzlinde, le tilleul de la danse

Le tilleul de la danse (« Tanzlide » localement) a été planté en commémoration des privilèges accordés par l’État autrichien à la ville de Bergheim : c’était en 1313, ce qui fait de lui le doyen des arbres du Haut-Rhin. La tradition rapporte que des concours de danse étaient déjà organisés sous son ombre dès le XIVe siècle. En 1848, le comité de la Révolution a prononcé ses discours pour la liberté à son pied. Puis, jusqu’en 1902, il fut de toutes les fêtes publiques et de tous les discours politiques. C’est un arbre éminemment historique. Il a la magnificence de ceux qui ont traversé le temps, mais aussi les fragilités de son grand âge, surtout depuis un incendie volontaire en 1917. L’arbre arrive en fin de vie et seule une grosse branche est encore vivante, étayée par des barres métalliques et colmatée. Diminué certes, mais toujours volontaire, il procure un ombrage généreux à de fidèles retraités qui l’ont adopté et s’y retrouvent chaque belle journée. Arbre à palabres un jour, arbre à palabres toujours…

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Le raisinier bord de mer

Le raisinier bord de mer est un petit arbuste qui vit le long des côtes de l’Amérique tropicale et dans les Caraïbes. Comme il a la faculté de résister aux embruns, il s’adapte très bien au littoral et est souvent planté le long des rues dans les régions côtières, comme protection contre le vent ou comme haie ornementale. Les fleurs blanches odorantes donnent naissance, en février et mars, à des grappes de fruits violet foncé qui ressemblent à des raisins. Ils sont comestibles et peuvent être transformés en confiture ou ajoutés au rhum. Cet arbre au tronc tortueux, portant de larges feuilles en forme d’éventail, avait jadis un ami d’enfance, un autre raisin de mer, qui fut emporté par une houle déchaînée comme on n’en avait jamais vu dans la baie. Depuis près de dix ans, il reste seul face à la mer, offrant généreusement sa délicate silhouette au crépuscule à toutes celles et ceux, nombreux, qui viennent admirer chaque soir le coucher de soleil.

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Le vieux chêne des Grandes Bruyères

Alors qu’ils s’activent depuis plusieurs mois déjà à débroussailler une grande prairie abandonnée, les propriétaires de ce qui va devenir l’Arboretum des Grandes Bruyères découvrent ce chêne âgé probablement de plus de 200 ans. On imagine leur émotion face à cet arbre harmonieux, dont le port bien étalé indique qu’il n’a pas manqué de lumière. Cela devient alors une évidence : l’arbre va devenir la pierre angulaire de l’arboretum qui va se déployer tout autour, petit à petit, plantation après plantation, au fil des ans. Aujourd’hui, le chêne trône au milieu d’un ensemble de plus de 7 500 arbres et arbustes, conservés sans l’utilisation d’aucun traitement chimique, ni engrais ni herbicide, parmi lesquels figurent plusieurs collections nationales : magnolias, cornouillers américains et chinois, chênes d’Amérique du Nord (tempérée) et conifères. Sans oublier une collection d’éricacées, des bruyères d’hiver, des bruyères arborescentes et des bruyères locales, collection qui vaut à l’arboretum son nom de « Grandes Bruyères ». Le parc-arboretum est aussi la première Réserve naturelle volontaire créée en France : tout est en place pour que le chêne grandisse et vieillisse sereinement.

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Le chêne de la vallée du Madet

Entre Limagne et Livradois, le pays de Billom s’ordonne harmonieusement entre cultures et prairies, vallées et collines, un paysage qui rappelle les rondeurs lumineuses de la Toscane : c’est la « Toscane d’Auvergne ». Le vocable, dit-on, remonterait à la Renaissance, lorsque la reine Catherine de Médicis surnomma cette région qui lui rappelait tant sa Toscane natale par ses paysages vallonnés, la douceur de son climat et son architecture méridionale. Au coeur de ce pays aux maisons en pisé couleur de moisson coule une petite rivière, le Madet, qui serpente entre les buttes volcaniques boisées. Aux alentours, de nombreuses ruines de moulins, des vignes et des jardins en terrasses, des vergers et des châteaux, plus ou moins marqués par le temps et les hommes, perchés sur des éminences de basalte. Et puis ce chêne enchâssé dans son rocher de granit creusé d’une cupule. On y imagine volontiers des rassemblements ancestraux, de paisibles palabres et de secrets conciliabules. Ce matin, ce sont les membres de l’Association de protection et de la promotion de la vallée du Madet qui oeuvrent pour « transmettre le témoignage du passé aux générations futures », qui s’assoient un instant sous le chêne, comme ils le font régulièrement, à l’abri des feuilles et des deux troncs, dont l’un porte comme un oeil bienveillant.

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Le robinier de Larchant

En sursis : voilà la situation du robinier faux-acacia de Larchant, au pays Beauce Gâtinais en Pithiverais. Dans un secteur d’agriculture très intensive, sous les continuels effluves carbonés et azotés des gaz d’échappement, sans autres compagnons verticaux que d’innombrables pylônes électriques et panneaux : voilà la situation vraiment peu enviable de notre arbre. On lui prédit même un futur rond-point, qui pourrait sonner son glas, car ce seul arbre à des centaines de mètres à la ronde va sans doute gêner. Notre monde ne tourne pas rond. Pourtant, ce robinier mériterait un certain respect. Mais pas à la façon de ces vandales qui, en 2011, l’ont attaqué à la tronçonneuse, ce qui lui vaut aujourd’hui une lourde prothèse de métal et de béton armé… Visible à plusieurs kilomètres à la ronde, il marque l’arrivée à Larchant, grand lieu de pèlerinage au Moyen Âge. Il pourrait avoir été planté par Jean Robin (1550-1629), herboriste au service successif des rois Henri III, Henri IV et Louis XIII, qui importa les premiers robiniers en Europe. Ce qui en ferait l’un des plus vieux spécimens de France. Respect, vous avez dit respect ?

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Le palétuvier de Jarry

Forme buissonnante et silhouette en échasse, positionné seul en front de la façade littorale, entre terre et mer, à proximité de l’embouchure de la Rivière Salée qui sépare les deux principales îles de Guadeloupe, Grande-Terre et Basse-Terre, on reconnaît le palétuvier rouge de Jarry au premier coup d’oeil. Il nous rappelle qu’avec près de 8 000 ha de mangroves, l’écosystème le plus productif en biomasse à travers le monde, la Guadeloupe abrite la plus grande forêt humide des Petites Antilles. Ni plus ni moins. Et la mangrove est ici au coeur de la vie des hommes et de leurs croyances. En Guadeloupe, le bois des palétuviers était utilisé pour produire du bois de chauffe, ses feuilles vertes étaient préconisées pour les femmes après l’accouchement et l’extrémité des tiges, qui n’ont pas, elles, de contact avec l’eau de mer, s’employait contre les maux dentaires. La mangrove, cette forêt à l’allure inquiétante, a servi de refuge aux « Neg’Marrons », les esclaves qui ont lutté pour leur liberté en fuyant la propriété de leur maître. S’échapper dans cet espace inhospitalier leur permettait de perdre les chiens lancés à leur poursuite. Pour se protéger des piqûres d’insectes, les « Neg’Marrons » s’enduisaient de la vase de la mangrove donnant naissance dans l’imaginaire à d’effrayants zombies, les fameux « soukounians ».

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Le zamana du parc de l’Habitation Céron

Le zamana, ou arbre à pluie, a été largement introduit en Asie du Sud-Est et dans certaines îles du Pacifique. En Martinique, il servait autrefois à abriter les plantations de caféiers et de cacaoyers, grâce à son port très large et sa forme comparable à celle d’un parasol. En cas de pluie, ses folioles se replient sur elles-mêmes et permettent aux gouttes d’atteindre le sol. Quand le soleil revient, les folioles se déploient à nouveau : sous l’arbre, le sol reste ainsi frais et humide. Le zamana du parc de l’Habitation Céron (une ancienne exploitation sucrière créée au XVIIe siècle), est répertorié comme étant l’un des plus gros arbres visibles des petites Antilles : 10 personnes main dans la main sont nécessaires pour faire le tour de son énorme tronc. Son magnifique houppier, faits d’énormes branches moussues recouvertes d’épiphytes, couvre à l’aplomb une surface de plus de 5 000 m2. Un arbre protecteur qui bénéficie lui-même d’une véritable douceur et indulgence de la part des éléments : il a survécu à tous les cyclones ainsi qu’à l’éruption volcanique mortelle de la montagne Pelée en 1902.

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Le gros chêne de Salm

C’est un peu notre ancêtre », vous diront les habitants de la vallée de Bruche. Et pour cause, cet arbre a plus de deux siècles ! Planté par la communauté protestante des anabaptistes en 1793, il symbolise le rattachement de leur territoire, la principauté de Salm, à l’État français. Cette communauté pacifique refusait le service militaire. Un accord fut trouvé – le premier service civique – et le gros chêne fut planté.

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Le cèdre du Liban

L’été, son ombre est très agréable pour les résidents qui aiment prendre l’air. Il nous abrite de la chaleur et du soleil et permet des activités festives : kermesse, pétanque, goûter, loto, etc. Il est l’emblème du journal de l’EHPAD, qui s’intitule À l’ombre du cèdre. C’est l’emblème du Liban, mais aussi celui de la forêt domaniale d’Antonne et de la maison de retraite voisine. Âgé de plus de 300 ans, il en est d’ailleurs le véritable doyen.

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Les hêtres tortueux de la Bletterie

Patrimoine des Monts de la Madeleine. Depuis longtemps, l’allée est fréquentée par de nombreux visiteurs. Elle fait partie des vestiges d’activités agricoles liées aux communautés paysannes de la montagne bourbonnaise. Le geste du plessage, aujourd’hui perdu, représente un savoir-faire ancestral que le syndicat mixte des Monts de la Madeleine essaie de faire revivre à travers des stages d’initiation et de formation pour les habitants et les professionnels.

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