Nous sommes à une quarantaine de kilomètres de Verzy, donc au beau milieu de son aire de répartition. Les feuilles du fau (le hêtre, en ancien français), très denses, s’étalent en parasol,
cachant en partie son large tronc torsadé et ses branches tordues. D’où son autre nom de hêtre tortillard. Il fut planté voici 300 ans sur les terres d’un ancien monastère, et son histoire
est liée à celle des moines de Verzy, pour qui la forme de cet arbre étonnant était due à une intervention divine. Ils en peuplèrent tout un domaine, devenu réserve biologique. La légende
dit que Jeanne d’Arc serait venue les voir. Un grand-père entretient celui-ci aujourd’hui, ainsi que le parc qui l’entoure. Ce que ses petits-enfants ont trouvé, à juste titre, remarquable !
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Ma famille est du Morvan, nous y sommes
toujours très attachés. Depuis toujours, le site
du mont Beuvray a une richesse émotionnelle.
J’adore le contact avec les arbres et l’énergie qu’ils
transmettent est magique. Lorsqu’on se rapproche
de cet arbre immense, on pourrait penser qu’il
veut nous envelopper pour nous transmettre son
histoire.
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Ce magnifique ficus, dont le tronc est constitué de cinq charpentières qui se séparent tout près du sol, a précisément l’âge de 42 ans. Il a été planté en 1980 sous le commandement du lieutenant-colonel Porte, chef de corps du régiment du service militaire adapté de la Guadeloupe (RSMA). Cet arbre accompagne les jeunes volontaires de Guadeloupe et de Saint-Martin en formation au sein du RSMA, qui est un dispositif d’insertion socioprofessionnelle recrutant environ 800 jeunes éloignés de l’emploi par an, pour les préparer à une trentaine de métiers différents, avec un taux d’insertion supérieur à 80 %. Cet arbre est situé dans la ferme pédagogique, en cours de conversion agriculture biologique, qui accueille les volontaires stagiaires de la section du vivant.
Il pousse au bord d’une grande mare où
se plaisent des canards, des oies et des tortues aquatiques. Cette section forme les stagiaires à différents métiers : ouvrier polyvalent
de l’agriculture (maraîchage et élevage), ouvrier polyvalent de l’environnement (élagage) et agent polyvalent de l’environnement (aménagement paysager).
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Les pionniers caravelles (les 14-17 ans) du groupe scout de Saint-Denis sont si fiers de cet arbre qu’ils l’ont inscrit au concours de l’Arbre de l’année. Ou plutôt, de ces arbres,
car ils sont deux. Tellement imbriqués, ils ne font plus qu’un au centre du square Leconte de Lisle (le grand poète est né ici). Est-ce grâce à cette alliance que l’on fait souvent des rencontres
sous sa ramure ? Ou bien grâce à son beau port ombelliforme, où il fait bon se retrouver au frais ? On l’appelle aussi « arbre de l’intendant », en mémoire à Pierre Poivre, grand botaniste
originaire de Lyon dont la devise était : « Les obstacles déconcertent les têtes faibles et animent les bons esprits. » Ne serait-ce pas également une devise scoute ?
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Les figuiers étrangleurs sont des arbres qui ont développé une stratégie de survie tout
à fait particulière. Les graines, dispersées par les oiseaux, germent sur les branches
d’un arbre hôte : c’est la phase épiphyte, au cours de laquelle des racines aériennes
vont se développer. Une fois le sol atteint, les racines se soudent tout en continuant de
grossir, jusqu’à former un entrelacs solide, suffisamment résistant pour désormais
porter l’arbre. C’est la phase terrestre. Ce treillis végétal, qui semble étrangler l’arbre support,
est particulier et souvent spectaculaire. Il peut parfois conduire à l’étouffement de l’arbre hôte,
qui finit par disparaître, laissant un vide au centre du treillis de racines du figuier étrangleur.
La lutte pour la survie et la recherche de la lumière en forêt tropicale est impitoyable. Le figuier
grande feuille de Pointe-Noire figure parmi les figuiers étrangleurs. Il est perdu en forêt et difficile
d’accès. Il est très impressionnant avec ses énormes contreforts tentaculaires. Les membres de
l’association Zoom-Guadeloupe, qui en ont fait leur emblème, veillent affectueusement sur lui.
Aux alentours Outre leurs superbes forêts, les massifs montagneux de Basse-Terre sont également réputés
pour leurs rivières et cascades. Au Saut d’Acomat, bien connu des Guadeloupéens, une cascade
de neuf mètres de haut tombe dans un bassin de couleur émeraude et accueille le visiteur dans
un cadre verdoyant enchanteur.
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Entre ses longues racines, on aperçoit encore les murs de l’ancienne prison de Petit-Canal, port où débarquaient les esclaves durant la traite négrière. Maintenant, ne restent que des ruines, l’histoire d’un peuple, et la victoire d’une petite graine, germée il y a 120 ans,
qui a donné naissance à ce beau figuier de 25 mètres. « Maudit », vous êtes sûr ?
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Les voyages forgent le caractère. Avec son ami au tronc creux, Gaston a dû en faire beaucoup pour avoir le cran de cette candidature !
Douze ans et, déjà, il parle de « son » frêne à l’école, aux journalistes, et emmène sa soeur Judith quand il s’agit de poser sur les photos.
Cette exposition nationale est encore une étape. En route pour de nouvelles aventures !
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Le vertige, connais pas ! N’allez pas me parler de sorcellerie et autres légendes qui effraient les hommes et détournent leurs pas quand ils me croisent à la tombée de la nuit. On dit même que j’abriterais le malin dans mes branches ! à 200 ans, je n’ai plus l’âge d’y croire.
Moi, du haut de mes 40 mètres, j’ai la tête dans les nuages et la nuit, je touche les étoiles !
(Photos Jean-Marc Lecerf)
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Tel le phénix, cet arbre a le pouvoir de renaître de ses cendres. Dans la nuit du 7 au 8 mai 1902, une pluie torrentielle tombe sur la montagne Pelée. Le volcan s’est réveillé ! L’éruption
qui s’ensuit détruit entièrement Saint-Pierre. Planté au bord de la route au-dessus de la commune, le fromager est, lui aussi, consumé par la nuée ardente. Ne reste que son tronc
calciné… Mais les vieux sorciers antillais, qu’on appelle les quimboiseurs, vous le confirmeront : l’arbre est doté d’étonnants pouvoirs. Cinquante ans après la catastrophe, des bourgeons
apparaissent sur le tronc brûlé. Aujourd’hui, de grosses branches perpendiculaires surplombent à nouveau la route. En créole, le mot « quimbois » signifie « Tiens bois ». C’est pas sorcier !
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L’association Arbres et Paysages d’Autan est une
association loi 1901 à vocation environnementale, créée
en 1995 sous l’impulsion d’agriculteurs du Lauragais.
Elle travaille à promouvoir le rôle de l’arbre de pays et des
haies champêtres dans la sauvegarde et la restauration
du paysage rural pour le mieux vivre de tous en Haute-
Garonne. Ses missions sont la sensibilisation, l’information
et la formation sur l’arbre et le paysage, ainsi que
l’accompagnement technique de plantations de haies
champêtres. Au sein de cette association, les adhérents ont
créé il y a deux ans une commission qui a pour objectif
le recensement des arbres remarquables de la Haute-
Garonne.
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